Quels choix comptent vraiment ?

L’impact environnemental de notre alimentation ne dépend jamais d’une seule décision. Chaque semaine, nous faisons des dizaines de choix.
Quel emballage utiliser pour vos commandes ? Faut-il privilégier un ingrédient local ou de saison ? Le verre est-il toujours préférable au plastique ?

Depuis près de vingt ans, nous avons appris une chose : tous les choix n’ont pas le même impact. C’est pourquoi nous essayons de concentrer nos efforts là où ils comptent vraiment.


L’impact environnemental de l’alimentation ne se joue pas seulement dans les emballages

Quand on parle de l’impact environnemental de la livraison de repas, les emballages sont souvent les premiers accusés. C’est assez logique : une fois le repas terminé, c’est ce qu’il reste sous nos yeux. Pourtant, ils ne représentent qu’une partie de l’équation.

Selon les travaux de l’ADEME*, l’empreinte carbone d’un repas provient à :Repas à impact environnemental maitrisé. Le Moulin

  • 70 % de la production et de la transformation des aliments ;
  • 20 % du transport ;
  • 10 % des emballages.

Autrement dit, le contenu de l’assiette pèse généralement bien davantage que le contenant.


Tous les leviers ne se valent pas

Ces ordres de grandeur guident une partie de nos décisions. Avant de nous demander quel emballage choisir, nous nous interrogeons d’abord sur les ingrédients. Sont-ils de saison ? Peut-on les acheter localement ? Existe-t-il une version bio pertinente ?

Ces choix sont souvent moins visibles qu’un changement de contenant. Ils ont pourtant un impact bien plus important.


Le meilleur emballage dépend aussi de son usage

On nous demande parfois pourquoi nous n’avons pas remplacé nos emballages à usage unique par une consigne avec des bocaux en verre. Là encore, la réponse est moins simple qu’elle n’y paraît.

À titre d’exemple :

  • un pot en plastique PET de 20 cl (10 g), comme ceux que nous utilisons, représente environ 23 g de CO₂ ;
  • le même pot en verre (250 g) représente environ 350 g de CO₂ lors de sa fabrication.

Le plastique est très léger mais reste issu de ressources fossiles. Le verre est recyclable et réemployable, mais sa fabrication et son poids augmentent son impact. À ce jour, les filières de réemploi restent à structurer.
Au Moulin, nous privilégions aujourd’hui des emballages légers, en kraft non blanchi, recyclés ou recyclables. Le verre réutilisable est testé dans nos boutiques et pour notre activité traiteur.


La livraison fait aussi partie de la réponse

Le transport représente environ 20 % de l’empreinte carbone d’un repas. Le mode de livraison compte donc lui aussi.
À titre d’ordre de grandeur :

  • 🚚 véhicule thermique : environ 200 g de CO₂ par kilomètre ;
  • ⚡ véhicule électrique : environ 100 g ;
  • 🚲 triporteur électrique : quasi zéro émission.

C’est notamment pour cette raison que nos repas sont livrés principalement en triporteurs électriques à Lyon, complétés par des véhicules électriques de seconde main lorsque cela est nécessaire.


Ce que nous avons appris en vingt ans

Avec le temps, nous avons compris qu’il n’existe pas de solution parfaite. Seulement de meilleurs arbitrages.
Réduire l’impact environnemental de notre alimentation ne dépend jamais d’une seule décision. Il dépend d’une multitude de petits choix cohérents.

  • Les ingrédients.
  • Les recettes.
  • Les emballages.
  • Les livraisons.

Pris séparément, chacun paraît presque anodin. Ensemble, ils dessinent une autre façon de cuisiner.
Parce qu’au Moulin, nous pensons que les détails racontent souvent l’essentiel. Celui-ci en est un.


Le Moulin en quelques mots
Le Moulin propose des repas faits maison à Lyon depuis 2006.
Livraison de repas, cantines d’entreprise et traiteur : nous préparons chaque jour des milliers de repas à partir de produits bruts de saison, majoritairement bio et locaux.
Découvrir nos menus


Source : *ADEME – CIPEE, 2019